LES AIDES

 

            Les aides sont des moyens de communication dont le cavalier dispose pour établir un dialogue entre lui et son cheval.

On les distingue en deux catégories :

Les aides naturelles : la voix, l'assiette, les jambes, les mains.

Les aides artificielles : cravache, éperons, enrênements, chambrière (pour le travail à pied)

Nous allons détailler les aides naturelles :

Pour découvrir et assimiler toutes les facettes de l'équitation, il faut passer par l'assimilation et la maîtrise de l'emploi des aides. Il s'agit d'un apprentissage basé sur l'écoute, la sensation, le réflexe, la logique, la rigueur l'intuition et l'expérience. Se faire comprendre et se faire obéir, voila l'objectif à atteindre.

La voix : elle joue un rôle très important dans l'éducation du cheval. Dès les premiers contacts, le poulain apprend à interpréter les différentes intonations et à les associer à une réprimande ou à une récompense. Une fois dressé, le cheval reste sensible à la voix. De bonne intonations, employées au bon moment, aident le cheval à comprendre ce que l'on veut de lui.

L'assiette : trouver la bonne position est donc un préalable à toute action. Pour pouvoir agir efficacement, le cavalier doit être correctement assis sur son cheval. Il faut apprendre à sentir, suivre les mouvements du cheval sans les subir.

Les jambes : elles jouent un rôle fondamental, elles commandent toute l'arrière-main du cheval qui est son centre de propulsion. L'action des jambes le long des flancs mobilise les postérieurs du cheval vers l'avant.  Le contact des jambes du cavalier avec le flanc se fait au niveau du mollet, de la cheville et du talon.

Les mains : elles interviennent sur la bouche du cheval par l'intermédiaire des rênes et du mors. La bouche est un organe sensible et il faut la respecter. Pour que la bouche du cheval soit en contact avec la main du cavalier, il faut que les rênes soient tendues. L'objectif est de créer un lien permanent qui permet de recevoir et de transmettre des messages. Par exemple, lorsqu'un cheval veut accélérer, il durcit sa bouche, le cavalier a l'impression d'être tiré vers l'avant. Il faut y répondre en renforçant de son côté la tension des rênes. Dès que le cheval ralentit, la cavalier relâche aussitôt la tension. Le cheval y répond immédiatement en relâchant sa bouche. Le contact initial est recréé

 

L'ACCORD DES AIDES

 

Il est impératif d'utiliser correctement les aides pour que votre monture comprenne ce que vous lui demandez. Les jambes et les mains doivent travailler en permanence et de manière coordonnée. Pour changer d'allure, faire tourner votre cheval, chaque main et chaque jambe doit effectuer un mouvement précis.

Le changement de direction :

Le cheval est très sensible aux actions latérales du cavalier. Le cavalier doit regarder dans la direction ou il veut aller en tournant la tête. Les épaules du cavalier suivent le mouvement de sa tête, la main du côté ou l'on veut tourner exerce une légère pression sur la rêne pendant que l'autre main se relâche. La tête du cheval se trouve alors naturellement orientée dans la direction désirée et une pression des deux jambes encourage votre monture à la suivre. Le cavalier se repositionne de façon symétrique dès le changement de direction effectué.

La rêne d'ouverture :

elle permet de tourner large de façon plus précise. Ce mouvement demande une bonne coordination de l'ensemble des aides. Les rênes doivent être ajustées, les coudes au corps. Pour tourner à droite (rêne d'ouverture droite), il faut retourner le poignet droit, les ongles vers le ciel, en écartant la main en avant et à droite, sans tirer. La main gauche cède pour permettre à  l'encolure de se plier (c'est la rêne régulatrice). Pour tourner à gauche (rêne d'ouverture gauche) il suffit d'inverser les mouvements. Pendant ce temps, les jambes effectuent des pressions régulières pour faire avancer le cheval.
 

La rêne d'appui :

Elle est également appelée rêne contraire. Elle permet de faire tourner du côté opposé à la rêne employée. On l'appelle rêne d'appui car elle vient s'appuyer sur l'encolure. Elle permet de tourner large et de mieux canaliser le cheval en agissant sur les épaules. On l'utilise très souvent en sauts d'obstacles.
Les rênes doivent être ajustées, les coudes au corps. Pour une rêne d'appui gauche, la rêne droite est très légèrement relâchée, la main gauche tend sa rêne en direction de l'épaule droite du cheval. La jambe gauche agit plus fortement. Il suffit d'inverser ces mouvement pour une rêne d'appui droite.

 

Le changement de main :


Dans un manège ou une carrière, vous évoluez sur une piste. Lorsque le cavalier et son cheval son "piste à main droite", la main droite du cavalier est à l'intérieur et inversement pour la "piste à main gauche". Lorsque l'on change de sens sur une piste, c'est le "changement de main".